Jeune animaloiseau en detresse

S’il s’agit d’un jeune oiseau trouvé au sol, il est préférable de le laisser sur place en le mettant à l’abri (en hauteur, sur une branche) ou directement dans le nid s’il est accessible. Chez certaines espèces (rapaces nocturnes, merles et grives), les jeunes quittent naturellement le nid trop tôt mais les parents, jamais très loin, surveillent et attendent votre départ pour continuer de les alimenter. Seul un danger immédiat (animaux domestiques, route) doit motiver le ramassage de l’oiseau.

Remarque : Les oiseaux ont un odorat très peu développé. Même après avoir été manipulés par l’homme, les adultes n’abandonneront pas leurs jeunes.

 

S’il s’agit d’un jeune mammifère, il convient de respecter les mêmes précautions que pour les oiseaux. Un jeune faon peut rester, au passage d’un humain, tapi et immobile dans les herbes hautes : il s’agit d’une stratégie naturelle de camouflage pour se défendre des dangers. Conséquence souvent exagérée, son abandon est loin d’être systématique après avoir été touché par l’homme. La mère, une fois qu’elle aura rejoint son jeune, effacera simplement l’odeur en le léchant.

 

Dans tous les cas, pour avis et conseil, vous pouvez contacter le Centre de sauvegarde le plus proche qui vous conseillera sur la meilleure conduite à tenir.

Jeune faon
Jeune faon

 

Jeune herisson
Jeune herisson

 

 

 

ATTENTION !

La Loi interdit de garder un animal sauvage chez soi.
La détention, le transport, la vente, l’achat d’une d’espèce sauvage inscrite aux annexes du règlement 338/97 Convention de Washington [ http://www.cites.org/fra/index.shtml ] ou protégées par la réglementation française spécifique [ http://www.ecologie.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=249 ] nécessite des justificatifs :
il faut prévenir systématiquement la Direction des Services Vétérinaires (DSV), le services départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) ou la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN). Ne pas le faire constitue un délit.

Le transport des animaux sauvages n’est pas autorisé par les particuliers. Toutefois, l’instruction PN/52 n°933 du 14 mai 1993 précise qu’en cas d’urgence et en l’absence de meilleure solution, le transport sans formalité est admis s’il est effectué dans les plus brefs délais et par l’itinéraire le plus direct (…).
Une tolérance équivalente est inscrite dans la CITES en particulier pour les soins lors des transferts ; le fait de prévenir la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF) ou le service départemental de l’ONCFS et de la gendarmerie locale concernée, voire de la DDSV , vous exonère du soupçon de braconnage.

Pour en savoir plus sur la réglementation