Oiseau blesséoiseau en detresse

1. Je le capture avec prudence 

la meilleure méthode de capture limite au strict minimum la manipulation de l’animal. Il convient d’agir sans geste brusque en utilisant un tissu épais (vêtement, serviette) pour immobiliser l’animal. L’usage de gants en cuir est recommandé dans le cas de rapaces qui utilisent leurs serres et bec pour se défendre. S’il s’agit d’un échassier ou d'un oiseau marin, attention au cou extensible et aux coups de bec.

Une fois l’oiseau attrapé, les ailes sont maintenues refermées et la tête est tenue à l’obscurité (enveloppée dans un linge) pour limiter le stress.

 

 

2. Je l’isole au calme
dans un carton

L’oiseau est placé dans un carton lui même entreposé dans une pièce calme et tempérée. Ne pas le mettre en cage. Il risque de se blesser davantage.

 

La préparation du carton

Choisir un modèle adapté à la taille de l’oiseau. L’oiseau doit pouvoir tenir debout en hauteur. Percer quelques « petits » trous pour l’aération et placer du papier journal dans le fond.
Je fournis les informations concernant la découverte de l’oiseau : le carton est correctement refermé et une feuille mentionnant les indications qui suivent est fixée dessus, au ruban adhésif : «Oiseau vivant»

  1. 1. Date de découverte de l’animal : elle permet de nous renseigner sur le délai d’acheminement des animaux.
  2. 2. Commune, département et le lieu-dit de découverte de l’animal : c’est une information essentielle pour que la donnée intègre les atlas ornithologiques.
  3. 3. Circonstances de la découverte : ces informations permettent de déterminer au mieux la cause d’accueil. Cela peut être : trouvé « au bord ou à proximité d’une route », « d’un poteau électrique », « attrapé par un animal domestique », « tombé dans un conduit de cheminée » etc.
  4. 4. Coordonnées postales et électroniques de la personne ayant récupéré l’animal : ces coordonnées permettront d’envoyer un courriel pour prévenir la personne de la prise en charge et la date de relâché de l’animal.
  1. 5. Je suis responsable de l’oiseau : il est préférable de ne pas lui donner à boire ni à manger. Je ne l’exhibe pas devant mon entourage.
  1. 5. Je contacte immédiatement le centre de sauvegarde de la faune sauvage le plus proche.

 

 

 

 

Capture d'un oiseau blessé
Capture d'un oiseau blessé

 

Préparation du carton
Préparation du carton

 

Informations utiles au centre de sauvegarde
Toutes ces informations sont utiles
    au Centre de Sauvegarde

 

 

ATTENTION !

La Loi interdit de garder un animal sauvage chez soi.
La détention, le transport, la vente, l’achat d’une d’espèce sauvage inscrite aux annexes du règlement 338/97 Convention de Washington [ http://www.cites.org/fra/index.shtml ] ou protégées par la réglementation française spécifique [ http://www.ecologie.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=249 ] nécessite des justificatifs :
il faut prévenir systématiquement la Direction des Services Vétérinaires (DSV), le services départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) ou la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN). Ne pas le faire constitue un délit.

Le transport des animaux sauvages n’est pas autorisé par les particuliers. Toutefois, l’instruction PN/52 n°933 du 14 mai 1993 précise qu’en cas d’urgence et en l’absence de meilleure solution, le transport sans formalité est admis s’il est effectué dans les plus brefs délais et par l’itinéraire le plus direct (…).
Une tolérance équivalente est inscrite dans la CITES en particulier pour les soins lors des transferts ; le fait de prévenir la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF) ou le service départemental de l’ONCFS et de la gendarmerie locale concernée, voire de la DDSV , vous exonère du soupçon de braconnage.

Pour en savoir plus sur la réglementation